Kenzi Riboulet-Zemouli —— History treatise | Cannabis | Treaty histories

A Prefet Source? A 1115 years old Cannabis regulation

Dans le Livre du Préfet (un manuel de commerce byzantin daté des années 910 de notre ère) on peut lire le chapitre suivant :

CHAPITRE XIII. DES ÉPICIERS. § 1. — Les épiciers tiendront boutique par toute la ville, aussi bien sur les places que dans les rues, afin que l’on puisse se procurer facilement les choses nécessaires à la vie. Qu’ils vendent de la viande, du poisson salé, de la farine, du fromage, du miel, de l’huile d’olive, des légumes de toute espèce, du beurre, de la poix sèche et de la poix liquide, de l’huile de cèdre, du chanvre, de l’étoupe de lin, du gypse, de la vaisselle de terre, des bouteilles, des clous, tous les articles enfin qui se pèsent avec une romaine et non avec une balance à deux plateaux. Défense leur est faite de vendre aucun article qui rentre dans la spécialité des parfumeurs, des savonniers, des lingers, des cabaretiers ou des bouchers. Quiconque aura contrevenu à ces prescriptions, sera fouetté, rasé et banni.

Mais… que signifie « chanvre » ici ? Est-ce qu’on parle plutôt des têtes fleuries ou fructifères (l’herbe/les graines ; herbe et graines sont en effet quasi-systématiquement attachées dans les textes anciens, jamais séparées) ou est-ce qu’on parle des fibres ?

Impossible à savoir, d’autant plus que le placement du mot « chanvre » semble potentiellement le pire qui puisse être : entre un exemple d’huile, et un exemple de tissu, le chanvre pourrait aussi bien être « huile de chanvre » que « étoupe de chanvre » ! Le contexte ne permet en effet pas du tout dele savoir. Recourir au texte source (en grec) pourrait aider à identifier de quel type de chanvre il s’agit et, peut-être aussi, du type d’étoupe de lin (il est par ailleurs surprenant que les épiciers soient autorisés à vendre de telles étoupes tout en demeurant interdits de vendre les (autres?) produits « des lingers ».

À analyser à l’occase (je n’ai pas trouvé le texte grec)…